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Sur la route californienne & Bilan des Etats Unis

  • 4 déc. 2014
  • 5 min de lecture

Nous laissons dernière nous San Francisco et nous arrivons en un seul levé de pouce à Santa Cruz.

Dans cette ville reconnue mondialement pour être un des meilleurs spot de surf, nous sommes hébergés par Amy et Steven, des amis de Brian (le professeur d’université rencontré à Iowa City). Nous sommes royalement logé et nourri. Le soir, pizza maison cuite au feu de bois ; le matin, petit déjeuner à la française : croissants, baguette, confiture d’abricot et jus d’orange. Un régal. Steven, ancien champion de surf, nous fait partager sa passion. C’est ainsi que Bertrand et Adrien se sont essayés au surf une après-midi durant. Un des rêves de Bertrand se réalise donc : faire du surf en Californie ! L’expérience est géniale malgré les nombreuses chutes.


Nous empruntons désormais l’autoroute « one », la 1. Cette route traverse 3 états, celui de Washington, de l’Oregon et de la Californie. Cette route magnifique longe l’océan Pacifique avec ses plages et ses petites criques. Chaque soir, face à l’Ouest, perchés sur les falaises nous contemplons le coucher du soleil. Dans certaines criques, difficile d’accès, les otaries, lions et éléphants de mer se sont établis et nous pouvons les observer de loin.


Nous prenons notre temps et ne faisons que peu de kilomètres par jour. Dans la ville de San Louis Obispo, nous sommes hébergés dans une coloc’ de 6 filles où nous apprécions le temps d’un soir, la fièvre d’une soirée étudiante. Avant d’arriver à Los Angeles, nous trouvons refuge sur la plage de Malibu où nous nous permettons de piquer une tête dans l’océan.


À Los Angeles, Maguelone et Claire, des amies de Bertrand nous logent trois nuits et nous font découvrir la ville : la cathédrale Notre Dame des Anges très moderne, le Walt Disney Concert Hall une salle de concert/musique faite d’acier aux allures psychédéliques, le musée d’art contemporain et le quartier historique hispano mexicain Pueblo de los Angeles. Nous visitons également le quartier d’Hollywood et la célèbre rue « Walk of Fame » et ses 2400 étoiles en marbre rose incrustées sur le trottoir honorant chanteurs, réalisateurs, acteurs, personnages, compositeurs etc.


Après cette pause nous reprenons la « one »


Les yeux au bord de l’eau et le soleil sur la nuque, nous sommes à San Diego. Dernière ville de notre traversée nord-américaine. Cette nuit-là nous avons planté la tente sur la plage, après avoir tardivement cherché un endroit entre les criques et les rochers. Encore une fois la nuit fut courte, car installés à marée basse, ce sont les caresses des vagues sur la tente qui nous ont réveillés.


Une dernière amie nous héberge pour une nuit, et le lendemain nous reprenons la route du Sud.


Mais avant de se rapprocher des tropiques, peut être est il temps de faire un petit bilan de notre voyage ou du moins de vous partager nos impressions et certaines anecdotes.

Ségolène et Bertrand ont traversé l’Atlantique il y a plus de deux mois, et l’équipe est au complet depuis un peu plus d’un mois.


8000 km ont été faits aux Etats-Unis, 1520 au Canada. Avant de traverser la frontière mexicaine, 100 conducteurs nous ont pris en stop. Ce fut notre quasi unique moyen de transport.


Pour vous donner une idée de nos nuits :

39% de nos nuits l’ont été sous tente. Nos amis et famille nous ont hébergé 24% de nos nuits et nous avons utilisé le Couchsurfing pour 21% de nos nuits. Pour le reste : 11% hébergé grâce à nos rencontres et 5% à l’hôtel (3 nuits)


Pour l’instant nous réussissons notre pari au niveau du budget : nous avons dépensé deux à trois fois moins d’argent que nos prévisions.


Au niveau des rencontres, le stop permet de rencontrer une diversité des visages, personnes, individus, caractères … Étudiant, retraités, ouvriers, professeurs, riches, pauvres… Nous avons pu confronter différentes opinions et problématiques de ce vaste pays. Dans cet article nous voulions vous partager certains sujets nous ayant fait réfléchir et débattre.


Premièrement, au niveau de l’éducation. Au fur et à mesure des discussions un problème récurrent revenait : le prix excessif des études. De 20 000 à 80 000$ l’année. L’école publique étant de moyenne qualité, les parents puis les étudiants eux-mêmes s’endettent pour les années de la maternelle à l’université. Nous nous rendons alors compte de la chance que nous avons en France et faisons écarquiller les yeux de certains américains ignorants la situation.


Deuxièmement le système de santé. Nous avons été très étonnés de découvrir le coût d’une assurance de santé basique : environ 300$ par mois. Cela ne couvrant pas les soins annexes : soins dentaires, soins optiques etc. Ayant suivi la bataille de Barack Obama pour installer un système de santé gratuite, nous découvrîmes que la classe moyenne n’y avait pas accès et devait supporter ces coûts. De nombreux américains vivent alors sans assurance. De plus les prix des soins hôpitaux sont excessifs et même avec une assurance, les malades doivent payer une partie des soins. Par exemple les prix des soins pour une personne atteinte d’un cancer s’élève à 750 000$, si le malade a une assurance il devra en payer minimum 20% : 150 000$.


Troisièmement le mode de travail. Les américains n’ont que très peu de vacances (deux semaines par an) et ont une « culture du travail » plus forte que chez nous (plus destructrice ?). Le salarié n’a que très peu de protection et est toujours « encouragé » à travailler plus. Dans les entreprises il y a une importante culture de la gagne. Certains employés ayant travaillés plus que les autres (les soirs et le weekend) sont récompensés et montrés en exemple face aux autres employés. En contrepartie, nous avons eu l’impression qu’ils gagnaient plus d’argent que chez nous.


Ce que l’on n’a pas aimé :

Adrien : les américains ont une relation différente à la délation. Ils sont invités régulièrement à rapporter les comportement « hors la loi ». Par exemple, sur les routes des messages sont affichés régulièrement pour rapporter les conducteurs ivres. De même dans les lieux publics (métro, toilettes…) les utilisateurs sont invités à rapporter les dégradations faites et sont ensuite mis à l’honneur : « Grâce à votre attention, nous avons pu arrêter 5 tagueurs, merci beaucoup ».


Ségolène : le nombre de fast food par kilomètres carrés ? En chemin pour les parcs nationaux Yosemite et Sequoia nous avons croisé une industrie d’élevage intensif de vaches. L’odeur était nauséabonde pendant des dizaines de minutes, sur plusieurs kilomètres, et la vision horrible. Cela m’a conforté dans mon choix de devenir/d’être végétarienne, ce qui n’est pas toujours évident en voyage.


Bertrand : je n’ai pas aimé ou du moins été un peu choqué de la peur des américains contre leurs voisins mexicains… beaucoup de personnes nous ont clairement fait comprendre que si l’on mettait les pieds au Mexique on ne reviendrait jamais.. alors que c’est un pays, certes un peu dangereux dans certaines régions, mais qui se laisse découvrir avec plaisir et où les personnes sont très gentilles.


Ce que l’on a adoré :

Bertrand : New York et faire du surf en Californie !!!!!! Un rêve qui se réalise ! Un ancien champion du monde comme professeur, une super planche, une combinaison intégrale et des vagues parfaites pour commencer ! Bref un des meilleurs souvenirs des Etats-Unis !


Ségolène : San Francisco, une ville cosmopolite, à taille humaine et au bord de l’océan. Et le parc Yosemite, un endroit rêvé pour tout grimpeur !


Adrien : la Californie en général et particulièrement le parc Sequoia. J’ai également été particulièrement touché et surpris par la générosité des américains et encore plus de nos hôtes, bien loin du cliché « gros riche capitaliste ».


Des rencontres et un pays loin des clichés de base, qui a permis de nous enlever nos a priori et nos idées fausses.


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